Aim

Améliorer sa visée dans les FPS

La première partie de ce guide s’intéresse à ce qui est souvent la première chose que l’on souhaite améliorer lorsqu’on veut progresser sur les FPS : l’AIM. Mais alors, qu’est ce que l’aim? Aim est l’anglais pour “viser”, il désigne la capacité du joueur à aligner le viseur et sa cible. Avoir un bon aim repose ainsi sur deux critères : précision et rapidité.

Apprendre à allier précision et rapidité.

logorond

1) Comment améliorer son aim

Vous pouvez décomposer les mouvements de votre viseur en 3 critères afin de cibler vos défauts et comprendre comment améliorer son aim :

aimtrajectoire

La trajectoire du viseur

le chemin le plus court est la ligne droite, plus le mouvement de votre viseur sera rectiligne, meilleur sera votre aim.

Si la trajectoire de votre viseur est courbée, vous perdrez du temps sur votre tir. 

Comme nous le voyons illustré sur cette image : 

aimprecision

La précision du viseur

C’est la proximité du viseur et de la cible après votre mouvement de souris.

Comme nous le voyons illustré sur cette image : 

aimvitesse

La vitesse d’exécution

C’est le temps qui passe entre le moment où vous voyez la cible et le moment où vous cliquez dessus.

On peut décomposer ce temps en trois phases :

2) Sensibilité

Nous allons aborder un sujet ayant fait couler beaucoup d’encre et à juste titre, c’est un facteur ô combien primordial pour progresser dans son aim : trouver sa sensibilité.

Qu’est ce que la sensibilité?

C’est un facteur physique issu d’un réglage matériel : c’est le rapport entre la distance que parcourt le viseur à l’écran et la distance que la souris du joueur parcourt sur le tapis.

sensi = distance pourcourue par le viseur / distance parcourue par la souris

Ainsi, plus on augmente la sensibilité, plus le viseur se déplacera rapidement et inversement.

a) Quelle sensibilité recommander

Il n’existe pas de sensibilité parfaite à proprement parler, elle est personnelle à chaque joueur, elle dépend de son style de jeu et de ses préférences. Une bonne sensibilité est une sensibilité avec laquelle le joueur est à l’aise, que le geste qu’il fait avait sa souris coïncide naturellement avec la distance qu’il souhaite faire parcourir au viseur.

Notion de confort :

Jouer avec une sensibilité non adaptée demandera beaucoup plus d’efforts au joueur pour réussir ses tirs. C’est un point crucial à retenir, un joueur peut jouer avec toutes les sensibilités possibles il ne sera pas “moins bon” à proprement parler mais cela lui demandera beaucoup plus d’effort pour aligner le viseur et sa cible. La sensibilité qui lui sera adaptée sera celle qui lui demande le moins d’efforts, qui lui semble naturelle et avec laquelle il se sentira confortable. Vous l’aurez compris, pour trouver sa sensibilité il n’y a pas de méthode miracle, il faut en tester différentes et choisir selon ses préférences.

Sur les FPS tactiques les joueurs ont tendance à adopter une sensibilité plus basse que sur d’autres jeux de genre différents, privilégiant le contrôle des mouvements de leur viseur pour viser la tête efficacement.

La règles de 360° :

Une règle courante pour ce genre de jeu (même si pas systématique), pour ne pas qu’une basse sensibilité n’impacte négativement son gameplay, est la règle des 360°. Elle dit qu’il faut qu’en un mouvement de souris du bord gauche au bord droit de tapis de souris, son personnage fasse au moins un tour complet sur lui-même (360°). Cela permet au joueur de se retourner (180°) en un seul coup de souris depuis le centre du tapis. Il peut ainsi se retourner instantanément si un ennemi est dans son dos. On note ici que votre tapis de souris à un impact sur votre choix de sensibilité, une sensibilité basse demandera un grand tapis de souris.

De quelle sensibilité s’inspirer :

On ne peut pas simplement copier la sensibilité d’un autre joueur mais la comparer à la nôtre permet tout de même de conforter notre choix. Typiquement, si l’un des meilleurs joueurs au monde joue avec la même sensibilité que nous alors il n’y a aucune raison pour que celle-ci nous empêche de progresser jusqu’au plus haut niveau. Cependant si nous réalisons que notre sensibilité est 2x plus élevée ou plus basse que n’importe quel joueur de haut niveau alors nous pouvons nous poser la question de si cette sensibilité est bien adaptée.

Pour vous donner un ordre d’idée, sur la version PC de Valorant, la sensibilité des joueurs professionnels se situe pour la grande majorité entre 200 et 400 eDPI (nous expliquerons plus bas ce que sont les eDPI et comment les calculer), cela n’empêche pas certains de jouer avec 150 ou 450 eDPI mais si vous êtes très éloigné de cet interval et que vous constatez que votre aim n’est pas à la hauteur de ce que vous espérez, s’en rapprocher pourrait être une bonne chose à tester.

Voici quelques informations pour aider à vous situer :

Interval commun de la sensibilité des joueurs sur Valorant PC : [200,400] eDPI

Quelques exemples de sensibilité de joueurs Valorant professionnels :

Joueur

eDPI

DPI

Sensibilité

TenZ

276.8

1600

0.17

ScreaM

314.4

400

0.74

Asuna

380.8

1400

0.27

cNed

256

800

0.32

f0rsaken

569.6

800

0.712

Interval commun de la sensibilité des joueurs de CS2 : [600,1200] eDPI

Quelques exemples de sensibilité de joueurs CS2 professionnels :

Joueur

eDPI

DPI

Sensibilité

s1mple

1236

400

3.09

m0NESY

920

400

2.30

ZywOo

800

400

2.00

donk

1000

800

1.25

ropz

708

400

1.77

Note : on remarque que les joueurs de sniper ont tendance à avoir une sensibilité plus élevée que les joueurs de fusils d’assaut. 

N’hésitez pas à aller voir sur internet les réglages de vos joueurs professionnels préférés mais gardez en tête que les copier ne vous aidera pas, utilisez ces informations pour vous en inspirer ou pour conforter votre choix.

b) Les eDPI et quels DPI choisir

Les eDPI sont la multiplication de la sensibilité en jeu et des DPI de la souris :

eDPI = sensi * DPI

(Ainsi un joueur avec un sensibilité de 0.5 et une souris réglée à 800 DPI aura une sensibilité de 0.5*800 = 400 eDPI.)

La sensibilité est un réglage dans les paramètres du jeu mais que sont les “DPI”?

Le DPI mesure le nombre de pixels que le curseur de la souris va parcourir à l’écran par pouce parcouru par la souris sur le tapis.

Pour illustrer :

  • 400 DPI : le curseur se déplace de 400 pixels à l’écran quand la souris bouge d’1 pouce (≈2,54 cm) sur le tapis.
  • 800 DPI : le curseur bouge deux fois plus vite, il se déplace de 800 pixels pour le même mouvement de souris.

Mais alors quelle valeur de DPI choisir?

Encore une fois il n’y a pas de réglage “optimal” pour les DPI, ils ne sont réellement utiles que si l’on souhaite baisser ou augmenter sa sensibilité alors que nous sommes déjà au minimum ou au maximum du réglage de la sensibilité en jeu. Hormis ce cas, le choix des DPI dépend uniquement des préférences du joueur, la différence est minime mais peut être ressentie. Certains joueurs préfèrent jouer à 400 DPI car cela leur donne une sensation de stabilité et d’autres à 800 ou 1600 DPI car cela leur donne une sensation de fluidité. Je vous invite à tester trois différentes valeurs de DPI : 400, 800, 1600 et choisir celle qui vous semble la plus confortable.

(Attention : pensez bien à modifier la sensibilité en jeu si vous modifiez les DPI de votre souris pour toujours conserver la même sensibilité globale en eDPI et pouvoir les comparer. Si vous multipliez par deux vos DPI, divisez par deux votre sensibilité en jeu)

c) Mémoire musculaire et changement de sensibilité

La mémoire musculaire désigne la capacité du cerveau à automatiser un mouvement après l’avoir répété de nombreuses fois. Par automatiser, j’entends réaliser un mouvement sans être concentré sur ce dernier. C’est notre but, c’est à ce moment là on pourra dire qu’on maîtrise sa sensibilité.

Pour donner un exemple concret, si tu joues avec la même sensibilité pendant 1000 heures, ton corps « sait » naturellement faire un 180° et viser la tête d’un ennemi à une certaine distance sans que tu y réfléchisses consciemment.

Changement de sensibilité = mauvaise idée ?

Changer sa sensibilité alors qu’on y est habitué est une chose qui rebute beaucoup de joueurs, de peur de perdre cette mémoire musculaire. Il est important de garder la même sensibilité pour s’y habituer et faire travailler cette mémoire, plus vous allez faire un mouvement avec votre souris (comme un flick ou un 180°) et plus vous serez précis et confiant pour le refaire, ce sont les bienfaits de l’entraînement.

Il ne faut cependant pas prendre cela à l’extrême et s’interdire de changer sa sensibilité par peur de perdre cette expérience, vous garderez tout de même les bienfaits de vos entraînements, vous ne perdez pas votre mémoire musculaire à proprement parler, il faudra simplement la recalibrer sur votre nouvelle sensibilité.

N’hésitez donc pas à tester une sensibilité différente si vous pensez cela intéressant mais veillez à la conserver assez longtemps pour y calibrer votre aim et réellement pouvoir vous faire une idée dessus, n’entrez pas dans une course infinie à la meilleure sensibilité en la changeant à chaque session de jeu.

Pour appuyer ces propos, une étude réalisée par le département de neurosciences de l’école de médecine John Hopkins aux États-Unis nommée “Motor Skills Are Strengthened through Reconsolidation” et parue en 2016 a montré qu’un joueur changeant régulièrement de sensibilité à tendance à progresser davantage que ceux restés sur la même sensibilité. Cela tend à montrer que la variation favorise la reconsolidation des compétences motrices et améliore l’apprentissage. Sans pour autant recommander de changer de sensibilité toutes les semaines pour progresser, retenez ici que vous ne perdez pas votre mémoire musculaire et votre aim en changeant de sensibilité, vous allez simplement devoir vous réadapter.

(Note : le changement de souris ou de tapis de souris peut induire devoir réadapter sa sensibilité pour retrouver les mêmes sensations qu’avant.)

d) Types de grip (joueurs souris)

Nous avons cherché dans les sous-parties précédentes à optimiser la sensibilité matérielle pour améliorer notre aim, nous allons maintenant parler du placement de la main qui bouge cette souris.

Comme pour la sensibilité, la manière de tenir sa souris est unique à chaque joueur, le maître-mot à appliquer est le confort. Quelque soit la façon de tenir sa souris, la seule bonne manière est celle qui vous permet de contrôler le mouvement pour atteindre votre cible avec précision. Pour se faire, il vous faut combiner stabilité et réactivité.

Il existe trois grandes manières de tenir une souris que nous allons présenter et vous détailler ci-dessous. Ce sont des archétypes, n’hésitez pas à les combiner entre eux et construire votre propre bonne manière de tenir une souris et comprendre pourquoi elle vous plaît.

Note : pour n’importe quel grip, il est important que la pression globale exercée par votre main sur la souris soit dirigée vers son capteur pour que les mouvements de la souris suivent les mouvements de votre main.

Type de Grip

Position des doigts

Avantages

Inconvénients

Illustration

Palm Grip

La main repose entièrement sur la souris, les doigts allongés

+ Confort élevé, peu de tension et de fatigue musculaire

+ Bonne stabilité pour le tracking

+ Excellente stabilité à basse sensibilité

Moins réactif pour les flicks rapides

Moins adapté aux sensibilités élevées

palmgrip

Claw Grip

L’arrière de la paume touche la souris, les doigts sont arqués en griffe

+ Très bonne réactivité (idéal pour flicks rapides)

+ Bon compromis entre contrôle et vitesse

+ Fonctionne bien avec tout type de sensibilité

Peut créer de la fatigue musculaire sur de longues sessions de jeu

Moins confortable que le palm grip pour certains

clawgrip

Fingertip Grip

 

Seuls le bout des doigts touche la souris 

 

+ Ultra agile : très rapide pour les petits ajustements

+ Excellente réactivité à haute sensibilité

Moins de stabilité : difficile pour le tracking

Peut provoquer de la fatigue musculaire et créer une perte de précision

Moins adapté aux sensibilités basses

fingertipgrip

3) Viseur : Quel crosshair choisir

Choisir son viseur est primordial pour avoir une bonne visée, il se situe au centre de votre écran et reste fixe, c’est l’indicateur visuel que vous cherchez à poser sur la tête des adversaires pour tirer. Sentez-vous libres d’utiliser le crossair qui vous plaît le plus en gardant à l’esprit qu’il doit être :

Conseils sur la taille du viseur :

Assurez-vous qu’il soit assez gros pour que vous le voyez facilement à chaque instant pour pouvoir réagir vite sans pour autant vous empêcher de voir si votre cible est bien derrière. Trouvez le bon équilibre entre vitesse de réaction et précision.

Conseils sur la couleur du viseur :

Choisissez une couleur facilement visible et qui dénote du reste du jeu. Choisissez de préférence une couleur de crosshair différente de la couleur des ennemis pour pouvoir distinctement voir lorsqu’ils sont alignés. Théoriquement la meilleure couleur pour son crosshair serait la couleur complémentaire de la couleur des ennemis (cyan sur rouge, vert sur violet, bleu sur jaune).

Conseils pour la forme du viseur :

Deux formes de crosshair sont plébiscités par les joueurs :

  • les crosshairs croix : avec ou sans point central, ses lignes sont un indicateur visuel de l’horizontal et de la vertical, permettant d’aider le joueur à déplacer son viseur dans l’environnement. Un crosshair à la fois utilisé par énormément de joueurs professionnels et conseillé pour les joueurs débutants.
croix
  • les crosshairs point : simplicité et précision. Il ne donne pas les mêmes avantages que le crosshair croix mais est apprécié par les joueurs pour son caractère épuré et sa sensation de précision mortelle.
point

4) Mécaniques de visée

a) Crosshair placement, pre-aim et anticipation

Le « crosshair placement » est LE principal concept de ce genre de jeu qui vous permettra d’énormément améliorer votre visée. Le concept est simple : votre viseur doit être en permanence là où la tête des ennemis peut apparaître.

En appliquant scrupuleusement ce concept, vous allez minimiser la distance que vous devrez faire avec le viseur pour l’aligner sur la cible et donc faciliter votre tir. Être rigoureux sur le crosshair placement est essentiel, cela pourra vous sembler compliqué au début et vous demandera des efforts mais avec la pratique il deviendra naturel, un automatisme ne vous demandant plus aucun effort.

Si avoir un bon crosshair placement est d’avoir son crosshair là où la cible pourrait apparaître alors connaître la carte et là où les adversaires peuvent être est crucial. C’est avec la pratique que vous connaîtrez les maps et pourrez avoir un crosshair placement parfait sur celles-ci.

Voici deux exemples de cas où un bon crosshair placement permet de gagner le duel sur l’adversaire :

  • Dans cette situation, le joueur tient une ligne, son viseur est à hauteur de tête là où les ennemis sont susceptibles d’apparaître. Si un ennemi apparaît à l’écran, sa tête apparaîtra dans le viseur du joueur, lui donnant un avantage conséquent.
aimpeakdef
  • Dans cette situation le joueur décale une ligne, il anticipe la présence d’un ennemi. Son crosshair placement sur la première image anticipe sa décale (il “pré-vise” ou « pre-aim »), si un ennemi s’y trouve, le joueur n’aura pas besoin de bouger sa souris pour avoir son viseur sur la tête de l’ennemi.
aimpeakatk

Le Pre-aim est là où les déplacements et le crosshair placement se rencontrent.

Lorsque nous sommes immobiles, un bon crosshair placement est là où l’adversaire pourrait apparaître mais qu’en est-il lorsqu’on se déplace? Et bien toujours là où l’adversaire pourrait apparaître mais dans cette situation c’est vous qui engagez le duel, vous ne pouvez pas tirer en vous déplaçant donc il faut anticiper son déplacement avec le placement du crosshair.

Vous “pré-visez” là où votre ennemi pourrait se trouver à la fin de votre mouvement. C’est comme pré-shot mais sans forcément tirer à la fin. Pré-aim vous permet de peak (décaler) et avoir la tête de l’ennemi dans le viseur à la fin de votre mouvement sans devoir bouger la souris.

Lorsqu’on a l’avantage de la perspective sur un angle (voir la partie « mouvement » du guide), se déplacer en marchant (“walkpeek”) en suivant l’angle avec notre viseur est une manière envisageable de se déplacer, nous verrons apparaître l’ennemi à l’écran avant qu’il ne nous voit. Dans le cas inverse où nous n’avons pas cet avantage, walkpeek n’est pas envisageable car cela accentuerait notre désavantage, l’adversaire nous voit apparaître dans son viseur au ralenti. Il faudra peak franchement, en courant.

Astuce : Pour ne pas faire de bruit en courant, limitez vous à des strafes de 2 pas et pré-aim à chaque strafe pour gagner du terrain.

Un autre avantage du pré-aim est qu’il vous conditionne mentalement à ce qu’un ennemi apparaisse sur votre écran. On a déjà réfléchi à là où il pourrait apparaître et de quelle distance on va se déplacer car on anticipe notre action avec le placement du crosshair.

b) Que fixer à l'écran

Si la maîtrise de vos mouvements de souris permet d’avoir un bon aim lorsque vous êtes immobiles, elle n’est rien sans vos yeux. Il faut garder à l’esprit que c’est la coordination oeil/main, celle entre ce que vous voyez et le mouvement que fait votre bras qui vous permet d’être précis et rapide. Il est alors naturel de se demander où regarder sur l’écran, faut-il regarder le crossair ou la cible?

Et bien les deux! La chose sur laquelle vous devez vous concentrer est d’aligner votre viseur et votre cible, c’est ce signal visuel qui vous indiquera qu’il faut tirer. Regardez la tête de l’ennemi (là où vous voulez tirer) et déplacez votre viseur en le suivant avec votre vision “périphérique” (d’où l’intérêt d’avoir un crosshair facilement visible).

Il faut prendre ce conseil avec des pincettes, la subtilité est que le but final n’est pas de suivre le viseur avec sa vision périphérique consciemment mais de savoir où est son viseur à tout instant sans même le regarder. Cela doit être une seconde nature, il n’est là que pour indiquer le centre de l’écran. Il faut maîtriser et avoir confiance en son aim. Pour développer votre vrai niveau en jeu, jouez détendu et en pleine confiance, vous savez déjà où est votre crosshair, si vous devez vérifier cette information avant d’initier le mouvement de souris, vous augmenterez votre temps de réaction inutilement.

Ainsi, soyez perfectionnistes lorsque vous vous entraînez pour améliorer les mouvements de votre crosshair mais en jeu, développez le maximum de votre niveau actuel en jouant en pleine confiance, débridés.

5) Outils pour trouver sa sensibilité

Pour conclure la première partie de ce guide dédiée à la visée, voici deux outils pour vous aider à trouver la bonne sensibilité : 

a) Convertisseur de sensibilité entre les jeux

Si vous êtes déjà un joueur aguerri sur un autre FPS, vous pouvez utiliser ce convertisseur pour importer votre sensibilité vers le jeu souhaité. 

Note : chaque jeu présente un gameplay plus ou moins différent, n’hésitez pas à adapter votre sensibilité en fonction du jeu. Par exemple, Overwatch est un jeu demandant une haute sensibilité pour un gameplay rapide et nerveux alors que Counter-Strike est un FPS tactique de lignes présentant un gameplay plus lent et précis invitant le joueur à utiliser une sensibilité basse.

b) Méthode PSA et calculateur

Comment trouver la bonne sensibilité en partant de zéro?

Et bien il faut en tester différentes et choisir ce qui nous convient le mieux, un bon point de départ connu par les joueurs de FPS est la méthode PSA.

La méthode PSA (Perfect Sensitivity Approximation) est une méthode itérative qui permet de trouver une sensibilité qui nous paraît optimale en réduisant progressivement l’intervalle entre deux valeurs extrêmes.

Prenez une sensibilité de départ qui vous semble convenable (par exemple : 1), cela sera votre sensibilité de départ. Multipliez cette valeur par √2 (~1.41) pour obtenir la borne haute de l’intervalle et divisez là par √2 pour obtenir la borne basse (Rassurez-vous, un outil est à votre disposition pour faire les calculs). Maintenant que vous avez ces deux valeurs extrêmes, allez les tester en jeu et choisissez votre préférée. Cette sensibilité moyennée avec la sensibilité de référence devient notre nouvelle référence et nous pouvons alors répéter cette étape pour continuer à affiner notre recherche. Nous recommençons cette opération jusqu’à réduire suffisamment l’intervalle pour obtenir une sensibilité précise. 7 itérations permettent généralement d’arriver à un résultat précis.

Voici un exemple d’itérations :

  • Valeurs de départ : je choisis 1 comme sensibilité de départ, l’intervalle sera alors [1/√2;1*√2] = [0.71;1.41].
  • Première itération : Je teste 0.71 et 1.41 en jeu et je préfère 0.71, (0.71+1)/2=0.86, le nouvel interval est alors [0.86/√2;0.86*√2] = [0.6;1.21].
  • Deuxième itération :  Je teste 0.6 et 1.21 en jeu et je préfère 0.6, (0.6+0.86)/2=0.73, le nouvel interval est alors [0.73/√2;0.73*√2] = [0.52;1.03].
  • Nous répétons cette opération jusqu’à réduire l’intervalle à une sensibilité précise.

Vous trouverez ci-dessous un outil pour suivre cette méthode :